Bakuman
de Tsugumi Ôba et Takeshi Obata
Bakuman possède trois personnages fondateurs :
Dans un premier temps, Mashiro Moritaka ! Jeune collégien de 14 ans à la vie plus que banale et ennuyeuse, mais qui se laisse vivre, totalement blasé en attendant comme des millions de personnes de devenir de gentils employés rangés dans des box.
Heureusement pour égayer l’histoire, Mashiro possède un http://www.youtube.com/watch?v=8bQdwoGfEHY qui n’est autre que le dessin. En effet le brave garçon a passé toute son enfance à dessiner en s’imaginant devenir mangaka comme son oncle. Oncle qui est au passage mort à force de trop travailler… Eh oui je sais, il n’y a bien que des asiatiques pour mourir en dessinant.
Bien sûr avec la mort de son oncle, Mashiro a oublié tous ses rêves et c’est gentiment rangé, n’utilisant sondon que pour dessiner dans son cahier de jolies portraits de sa camarade de classe et également amour de sa vie… Nous noterons que cette attitude qui dans le manga passe pour romantique serait au contraire dans la vie réelle, un signe de profonde perversion digne d’un psychopathe.
Mashiro dix ans plus tard.
Rajoutons à cela, que cet adolescent, en plus d’être frustré, est un véritable autiste avec la gent féminine et que malgré plusieurs années dans la même classe que la fille de ses rêves, il ne lui a jamais parlé. Je ne sais pas comment il est humainement possible de ne pas parler pendant plusieurs années à une fille de sa classe… Même pas un « T’aurais pas un crayon ? » … Mais en bon européen que nous sommes, on ne se pose pas de question et on se dit tout simplement que ce sont des asiatiques et que leurs cultures outrageusement portés sur le respect rend la chose possible
La jeune fille en question se nomme Miho Azuki et nous pouvons clairement dire que les auteurs ont à travers ce personnage fait ressortir des siècles de traditions misogynes. Cette gamine ressemble à une petite poupée de porcelaine dont la coiffure est toujours impeccable et aux manières toujours impeccables. Un véritable modèle de Barbie japonaise.
Accessoires vendu séparément.
Bien surtout cela aurait pu continuer, mais un soir Mashiro se rend compte qu’il a oublié son cahier de dessin (et de psychopathe) au collège. Il y retourne alors de nuit … Encore une fois, je trouve assez flippant la culture japonaise qui laisse ouvert un collège le soir, mais ne posons pas plus de questions !
Une fois arrivée au collège, Mashiro découvre dans la classe son camarade Takagi Akito, a qui il n’a aussi jamais parlé auparavant (No coment). Le bougre qui est au passage l’un des meilleurs élèves du Japon tient dans sa main le cahier de Mashiro. Nous pouvons au passage remarqué l’attrait particulier que possède Oba pour les petits génies… on y a déjà eu droit dans Death Note.
Arrive alors une chose incroyable… Takagi qui contrairement à ce qu’on aurait pu croire ne veut pas devenir médecin, avocat ou je ne sais quelle profession incroyablement payée, car elle aura demandé des années et des années d’études, mais tout au contraire mangaka. Il demande alors à Mashiro de devenir son acolyte et qu’ensemble ils deviennent mangakas ou alors il révélerait à tout le monde l’amour que Mashiro porte à Miho. Que d’intrigue sentimentale… Les feux de l’amour peuvent ce rhabiller.
Mashiro refuse de céder au chantage, mais un soir Takagi lui donne rendez-vous chez Miho. Affolé, Mashiro accourt. C’est alors que Takagi sonne chez la belle et inaccessible Miho. Se déroule alors un incroyable retournement de situation. La belle Miho leur avoue qu’elle veut devenir doubleuse d’anime… Mashiro ne se sent d’un coup plus pisser et demande dans un élan de romantisme exacerbé et carrément flippant (il faut se rappeler qu’ils nous que 14 ans) à la jeune fille de devenir sa femme quand il aura réussi à faire un manga dont elle pourra doubler l’anime.
Vous vous doutez bien qu’elle accepte et que l’histoire peut alors commencer : Mashiro et Takagi se lancent dans l’aventure « Devenons Mangakas ».
On va peut-être leur offrir ?
Wouhouuuuuuuuuuuuuu voilà comment Obata et Oba, les talentueux auteurs de Death Note nous avait présenté Bakuman en 2009. Un manga sur des mangakas !!! Mais quelle mise en abyme prometteuse.
Les premiers tomes étaient excellents, nous faisant découvrir le métier de mangaka avec réalisme, mais en y laissant la touche shonen. Malheureusement cette touche shonen est à mon grand avis ce qui emprisonne Bakuman. Le manga qui était au début d’une originalité claire et nette, se transforme très rapidement en un manga de compétition à la touche 100 % shonenique. Nous pouvons tout de même admirer le talent qu’on les auteurs de rendre aussi épique, le simple fait de faire un manga.
En parlant de la touche shonen, il ne faut pas oublier la relation Mashiro / Miho qui de son romantisme en dégoutte plus d’un. Bien qu’elle m’ait parfois exaspéré, cette relation reste tout de même lointaine et n’en gâche pas le manga.
Nous pouvons ensuite parler du dessin. Obata nous avait habitué à des dessins d’une grande qualités avec ses précédentes oeuvres et encore une fois il ne nous déçoit pas. En revanche, il installe au fil des tomes, un nouveau style qu’on ne lui connaissait pas qui n’est autre que celui des dessins que l’on pourrait nommer de « simplifiés » typiques des mangas humoristiques. Cela peut déplaire et le mangaka à reçu pas mal de critiques à ce sujet, mais personnellement, je n’en est pas été choqué car la qualité du dessin est toujours présente.
Pour conclure je dirais qu’avec Bakuman, les auteurs se la jouaient gigantesques paires de testiboules en nous proposant un manga sur l’univers des mangakas, mais qu’ils se sont finalement dégonflés pour nous montrer un shonen de plus, sans aucune critiques réels et poussés de cet univers.
Bakuman ressemble donc plus à un manga de commande de la Shueisha dont l’univers ressemble à une pub des années 60.
Je pense que les auteurs réussissent en effet à attirer les lecteurs vers la profession de mangaka. Dommage pour eux, Bakuman ne leur aura pas montré la face cachée de ce métier.
Bakuman est donc un bon manga dont j’attends avec impatience les nouveaux chapitres, mais il ne dépassera jamais la barre au-dessus.
Je mets une note de 14/20 à Bakuman.
Pierrick.







